Le Jack Rose est un grand classique de la mixologie américaine appartenant à la famille des Sours (alcool, sucre et jus d'agrumes acidulé). Reconnaissable à sa élégante robe rose vif à rubis, il offre un équilibre entre l'acidité des agrumes, la douceur fruitée de la grenade et le caractère boisé de l'eau-de-vie de pomme.
Équilibré, fruité et acidulé, il est idéal en apéritif mais il s'apprécie également en cocktail de début de soirée. Sa puissance alcoolique est moyenne.
Le Jack Rose est un cocktail officiel reconnu par l'IBA (International Bartenders Association), classé dans la catégorie des Unforgettables (Inoubliables).
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Recette classiqueRemplissez un verre à cocktail (type Coupe ou Martini) de glaçons ou placez-le au congélateur quelques minutes avant d'entamer la préparation. Verser dans un shaker avec de la glace 5 Cl de Calvados (ou d'Applejack en version US), 3 cl de jus de citron et 1,5 Cl de Grenadine (Un peu moins si vous n'appréciez pas la saveur 'sucré'). Shaker vigoureusement 10–15 secondes, filtrer dans un verre à cocktail (Martini ou Coupe) préalablement refroidi. Décoration : Déposer une fine tranche de pomme sur le rebord du verre |
Le Jack Rose fait son apparition au tournant du XXᵉ siècle, notamment à New York et dans le New Jersey, avec des mentions dès 1899 dans la presse, associées au bar Fred Eberlin’s, où il était servi sous une forme colorée appelée “Whisky Daisy” à base d'applejack, de sirop de framboise et de jus d'agrumes. Le premier historique officiel date de 1905 dans la National Police Gazette, où Frank J. May (alias « Jack Rose ») est crédité comme le créateur du cocktail
Le Jack Rose connaît une grande popularité dans les années 1920–1930, tant aux États-Unis qu'à Paris, étant notamment évoqué dans le roman Le Soleil se lève aussi d’Ernest Hemingway (1926), lorsque le narrateur commande ce cocktail en attendant Lady Brett Ashley à l’Hôtel de Crillon (Paris). Il fait aussi partie des six cocktails de base selon David A. Embury dans The Fine Art of Mixing Drinks (1948).
Après la Prohibition et dans les décennies suivantes, le Jack Rose tombe progressivement en désuétude. Depuis le début des années 2000, la vague des cocktails artisanaux lui redonne une nouvelle vie, stimulée notamment par le travail d’enthousiastes comme la Jack Rose Society à Boston. Laird & Company, principal producteur d’applejack aux États-Unis, observe une augmentation des ventes due à cet engouement.